Comme un paysan touriste – chapardeur - autorisé, je suis allé voir de parcelle en parcelle ce qu’il y avait à grappiller.
5 parcelles visitées cet après-midi, toutes dirigées vers une même production, l’EEDD.
La première orientée vers l’action sociale, la deuxième vers l’écotourisme, la troisième vers le territoire et ses habitants, la quatrième vers la formation professionnelle et la cinquième vers l’éducation populaire.
C’était bien, je ne suis pas vraiment d’ici mais je n’étais pas perdu, je me suis reconnu. Il a été question de réseau et il a été dit qu’il ne fallait pas confondre réseau et association (il y a une exigence de précision dans notre langage). Proche de cette idée de fonctionnement en réseau, le besoin d’échange est venu plusieurs fois à nos oreilles et naturellement, je m’y attendais un peu, le mot rencontres. J’ai entendu à propos de l’une d’entre elles « En 2h on a su ce que faisait tout le monde ».
Le représentant du réseau ne peut pas être partout. Il y a des associations trop cachées, elles pourraient être dans le réseau et le représenter (le réseau, visiblement, n’est pas un système à porte-parole unique).
On a parlé idée de rencontres entre asso, d’augmenter le nombre de rencontres. « Il y a des rencontres départementales d’EE »". (Et si au début était la rencontre). On a entendu presque dans tous les groupes le mot « partenariat ». Le partenariat avec le gardien de la déchèterie, le partenariat entre structures, le partenariat avec tous les acteurs de la société, le forum du partenariat… et tous près de ça, il est venu, il était là juste à côté, le mot concertation. Concertation des acteurs du territoire pour se donner des perspectives communes. C’est bien ça que j’ai entendu en fragments, c’est bien l’idée des espaces de concertation – là où l’on trouve les représentants des quatre sphères d’acteurs. Là où ils vont pouvoir – autre mot entendu – se donner des perspectives. Et là, le mot territoire s’impose, très présent dans les discours lui aussi.
La question de la proximité a été soulevée. « C’est aberrant de ne pas s’occuper des voisins, il faut plus de concertation ». L’innovation est là, présente avec des expérimentations comme le « carnet nature » qui a pour but de responsabiliser les touristes. Le paradoxe 21 n’a pas échappé à la Lozère, il sévit ici aussi. C’est comme ça qu’on a qualifié l’écart vertigineux entre ce qui est dit et ce qui est fait par les politiciens en particulier. Bientôt la seule source de la crédibilité sera la cohérence.
En conclusion : Il y a de vraies richesses ici et de vraies possibilités. J’ai entendu « La première chose qui m’a étonné en Lozère, c’est le nombre d’associations ». Il y a une attente de long terme, le doigt est mis sur la différence entre le politicien qui voit le court terme et l’être humain qui veut le long terme.
3 derniers slogans entendus : « La crise peut être une chance » « La contrainte favorise la créativité » « Surtout ne pas faire d’autocensure » Ce dernier pour décorer : « Soyons grands, on touche le fond ».
Merci
